Dossier

Toufik Kourichi Chargé de la formation à la DTN

« Ce sont les conséquences de la mondialisation »

Publié le 25 juillet 2012

Premier responsable de la formation au niveau de la direction technique nationale (DTN), Toufik Kourichi estime que l’afflux des techniciens étrangers sur le football national est la conséquence du phénomène de la mondialisation.

« L’arrivée des entraîneurs étrangers chez nos clubs est le résultat logique de la mondialisation. Il est vrai que des étrangers arrivent chez nous, mais il faut dire que l’Algérie, de son côté, exporte des techniciens vers d’autres pays. Il faudra absolument décomplexer le débat, car nous subissons, à l’instar de tous les pays du monde et dans les autres domaines d’activité, les effets de la mondialisation », analyse Toufik Kourichi non sans tenter de contrecarrer ceux qui stigmatisent l’attitude de nos clubs de recourir à la compétence étrangère. « Je ne vois pas pourquoi on veut dénigrer le technicien étranger. Il ne faut pas oublier que nous, les techniciens algériens, partons vers d’autres pays pour exercer notre métier », affirme-t-il dans un entretien téléphonique accordé à Horizons. Et de renchérir : « Et personne n’a le droit de défendre aux coachs étrangers de venir chez nous pour travailler. Ce sont, d’ailleurs, les dirigeants de nos clubs qui les sollicitent pour driver leurs équipes respectives. » Pourquoi ramène-t-on des techniciens de qualité moyenne ? Kourichi pointe du doigt, à ce sujet, les dirigeants en disant : « L’entraîneur n’est pour rien. Il faut aller plutôt poser la question aux dirigeants qui acceptent de payer en devises un technicien aux compétences peu reconnues. »

RESPONSABILITÉ DE LA DTN
A quel niveau est située la responsabilité de la Direction technique nationale (DTN) pour mettre le holà dans ce marché (énigmatique) des entraîneurs étrangers ? Le chargé de la formation à la DTN éclaire notre lanterne : « La DTN ne peut en aucun cas interdire le recrutement d’entraîneurs étrangers par nos clubs. C’est l’affaire des dirigeants. La DTN ne tolère pas cependant la venue d’entraîneurs qui n’ont pas le diplôme requis. Pour qu’un étranger soit autorisé de travailler en Algérie, il faudra qu’il soit titulaire d’un diplôme de troisième degré au minimum. Si tous les critères d’éligibilité sont remplis, l’entraîneur obtiendra systématiquement son visa de licence. Dans le cas contraire, la DTN n’hésitera pas à lui refuser d’exercer en Algérie. Sur ce point, notre structure est ferme et intransigeante. »

K. Y.


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