Economie

L’initiative NABNI débat du secteur de la Santé

« Il y a urgence », préviennent des professionnels

Publié le 16 juin 2012

L’initiative Nabni poursuit la publication des rapports des cinq thématiques retenues dans le cadre de la préparation du rapport Algérie 2020 « Cinquantenaire de l’indépendance : enseignements et vision pour l’Algérie de 2020 ».

Après le développement économique et l’éducation, passés au peigne fin, le tout était, hier, au domaine de la santé, passé en revue par des experts en ma matière. L’exposé présenté sur ce thème par Mme Samira Bakhti, médecin établie en France, appelle à une réforme du système de santé publique, à travers des chantiers structurants pour améliorer la qualité et l’efficience du secteur.« Garantir l’équité du système de santé, piloter la performance et réhabiliter le principe du service public, sont les trois enjeux sur lesquels devrait se pencher la politique du système de le santé », préconise-t-elle. El clair, il s’agit de rendre le système de santé publique accessible et équitable pour tous, « à travers, notamment l’organisation de la santé en territoires sanitaires et sociaux homogènes ».Le second aspect a un lien avec le développement de la culture de la performance du système de santé qui « doit s’appuyer sur une responsabilisation des acteurs et une contractualisation sur des engagements objectifs pour les acteurs publics et privés ». S’agissant de la réhabilitation du système, l’initiative plaide pour la contribution du secteur privé aux missions de service public, « à travers une revalorisation des équipes qui le font vivre : médecins, gestionnaires, paramédicaux et soignants ». Lors du débat qui a suivi, le Professeur Chaoui, visiblement satisfait de la présentation, estime qu’« à travers ce genre d’exposé, c’est tout un projet de société qui est en train de se développer ». Le professeur a invité, toutefois, les participants à la rencontre à faire la différence entre la « santé » et les « soins » car, « ce sont deux choses totalement différentes ». « La santé n’est pas seulement l’hôpital ou le médecin, elle est pluridisciplinaire », observe-t-il. Le problème de la santé est, aux yeux du Pr Chaoui, « loin d’être réglé ». La complexité du secteur réside, explique-t-il, dans le télescopage de transformation des trois principaux segments : démographique, épidémiologique et démocratique. En substance, il considère que « le secteur de la santé est un facteur incontournable dans la cohésion sociale et qu’il en faut un débat exhaustif ». Point de vue partagé par M. Mellah, opérateur dans le domaine de la pharmacie, qui, lui, a soulevé l’aspect communication qui fait défaut en Algérie. « On est en train de faire dans le traitement symptomatique. La priorité est d’aller vers les vrais problèmes, il faut un diagnostique de la situation. Il y a urgence dans la récolte des données mais surtout dans l’action ».Le même intervenant fera remarquer que « le secteur de la santé ne dispose pas de feuille de route claire ». En guise de proposition, il plaide l’établissement de la « confiance » entre les partenaires. « Chose qui fait cruellement défaut chez nous », a-t-il soutenu.

M. Kechad


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