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Netanyahu prêt à négocier : La paix des dupes

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L’absence de volonté de paix se manifeste par la fin de non-recevoir de l’exigence américaine du gel total des colonies.

La sortie est pour le moins surprenante. Coincé entre son « ministre de la paix », détenteur du portefeuille de la défense, et son «ministre de la guerre», investi de la tâche ingrate des Affaires étrangères, le Premier ministre Netanyahu joue la carte délicate du statu quo pour tenter de préserver les équilibres fondamentaux du pouvoir de tous les extrêmes.
Au sortir du Conseil des ministres hebdomadaire, il se dit prêt ainsi à la reprise des négociations aux conditions sibyllines de refus de tout préalable pour éviter des «concessions énormes» et de la conclusion d’un accord garantissant «les intérêts fondamentaux d’Israël, en premier lieu la sécurité». Voué à une impasse totale depuis l’invasion de Ghaza, le processus de négociation directe avec les Palestiniens et indirectes avec la Syrie, a souffert de l’intransigeance d’Israël. L’absence de volonté de paix se manifeste par la fin de non-recevoir de l’exigence américaine du gel total des colonies. Elle se confirme par la poursuite de la politique d’agression ciblant, comme ce fut le cas du cadre de Hamas assassiné dans un hôtel de Dubaï, le 20 janvier, des personnalités palestiniennes.
A l’endroit de la Syrie, des menaces claires d’intervention militaire ont été proférées par le chef de la diplomatie israélienne. Dans le fond, la manœuvre israélienne se distingue par l’absence de toute référence sur la création d’un Etat palestinien indépendant et sur le démantèlement des colonies contestées. A l’évidence, le Premier ministre tient pour acquis «dans tout accord définitif» l’annexion définitive de la colonie d’Ariel, l’une des plus grandes implantations juives en Cisjordanie occupée, et du bloc de Goush Ezion établi près de Bethleem.
C’est donc tout légitimement que le porte-parole de l’Autorité palestinienne, Nabil Abou Roudeina, réaffirmant la nécessité du gel total «y compris à Jérusalem Est» et le principal négociateur, Seab Erakat, émettant des doutes sur la volonté de dialogue de Tel Aviv, ont remis à l’endroit un débat marqué du sceau du diktat israélien. Que fera Mitchell, l’émissaire d’Obama, rentré les mains vides de son récent périple ?
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