SUR INSTRUCTION DU MINISTRE DE L’EDUCATION
Les lycées resteront ouverts
aux candidats
pour les révisions
Le staff, composé d’enseignants et d’inspecteurs de l’éducation, chargé de la préparation des sujets du Bac session juin 2008, prévu du 7 au 11 juin, a rejoint, hier après-midi, son loft.
Il ne le quittera que le jour des épreuves de cet examen capital, concernant cette année plus de 600.000 candidats dont plus de 326.000 élèves des classes de la réforme et 274.000 postulants de l’école fondamentale. Tous les sujets, dans toutes les filières et toutes les matières, seront tirés des programmes dispensés jusqu’ à aujourd’hui. «Aucun élève ne doit dire le jour des examens ; j’ai examiné dans un sujet qui n’a pas été traité dans ma classe ». C’est l’avertissement, qu’a adressé hier au lycée Hassiba Ben Bouali, le ministre de l’Education M. Benbouzid aux directeurs de l’éducation et aux inspecteurs du secteur. Dans son rapport final et au terme des conférences régionales, la commission nationale chargée du suivi de l’avancement des programmes des classes de terminale a fixé le seuil des examens du Bac, conformément aux programmes achevé à 80% pour toutes les filières. Certaines wilayas ont pu avancer à hauteur de 90% à 100%. Mais pour ne pas pénaliser certains candidats, le département de Benbouzid a fixé le seuil à 80%, bien que certaines classes peinent à parvenir à ce seuil. Citant le cas d’une classe, dans la wilaya d’Illizi, et une autre à Tissemsilt n’ayant pas terminé leur programme en langue française, le ministre indique que le restant des cours sera dispensé, au plus tard, dans les jour à venir. La commission chargée du suivi des programmes fait état, de 6 groupes – sur un total de 9448 classes - n’ayant pas atteint les 80% dans certaines matières seulement.
Les élèves inscrits en Lettres et Philosophie, auront trois sujets au choix dans la matière essentielle philosophie alors que ceux des autres filières « auront deux sujets au choix et trente minutes supplémentaires pour toutes les matières », a affirmé le ministre, soulignant la nécessité de maintenir les cours de rattrapage et d’organiser les séances de révision au profit des candidats. « Les établissements resteront ouverts et les enseignants doivent être présents dans leurs établissements respectifs, afin d’aider les élèves dans leur révision, leur expliquer ce qui leur échappe» a précisé le ministre. Le ministre a indiqué qu’il est important de restituer au Bac toute sa crédibilité, d’où la nécessité de donner à l’élève toutes les conditions possibles- moyens matériels, pédagogiques et organisationnels, favorisant sa réussite. A une question sur les taux de réussite au Bac, le ministre s’est refusé à tout commentaire, se contentant d’affirmer que le but essentiel de la réforme et d’élever le niveau des élèves par une qualité de l’enseignement.
Il faut rappeler que la spécificité de cette session a trait à la nouveauté des programmes et la réduction des filières enseignées qui sont passées de 15 à 6. L’objectif ce cette réduction et de la suppression de la spécialisation précoce au secondaire, permet de mieux préparer, l’élève au cycle universitaire.
Safia D.
Haut
SELON LE MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
28.000 enseignants chercheurs à l’horizon 2012
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Rachid Haraoubia, a, dans une conférence organisée hier au siège de son département, fait un état des lieux exhaustif sur le secteur dont il a la charge, mais aussi sur les perspectives, à la lumière des réformes introduites.
Le ministre s’est longuement étalé sur la stratégie de développement et des réformes introduites dans son secteur dans le programme quinquennal 2005-2009, et dont l’exécution consiste, entre autres, en l’extension et l’organisation du réseau universitaire, la réalisation et l’équipement de 50.800 places pédagogiques, 370 500 lits, accompagnés des espaces nécessaires pour soutenir et assister la formation. Pour ce qui est de l’exécution du plan de formation des formateurs, il est question de garantir l’encadrement des étudiants selon les normes établies, sachant qu’ils sont appelés à atteindre plus de 1 400 000 à l’horizon 2010. La promotion de la recherche scientifique n’est pas en reste puisque, dira le ministre, une nouvelle programmation quinquennale pour la période 2008-2012 est d’ores et déjà mise en place, en s’assurant de la cohérence des programmes de recherche scientifique et des activités qui en découlent, avec les exigences du développement et les besoins de la société. De nouvelles méthodes de gestion et d’approches sont introduites dans l’administration universitaire grâce à l’utilisation des technologies de l’information et de communication. La loi d’orientation sur l’enseignement supérieur consacre, à travers ses dispositions, une nouvelle architecture de l’enseignement, plus lisible aux plans national, régional et international, basée sur l’organisation de la formation supérieure en trois paliers, licence, master et doctorat. Dans le même cadre, il notera l’ouverture de la formation supérieure à l’initiative privée afin qu’«elle puisse participer, dans un cadre réglementé, à l’effort national de développement d’une ressource humaine hautement qualifiée, avec la consécration du principe de l’organisation de la formation supérieure pour l’accès aux grandes écoles sous forme de classes préparatoires pour une durée de deux ans. Cela s’inscrit dans le cadre de la promotion des pôles d’excellence et de formation de l’élite».
Ces nouvelles dispositions visent à assurer un encadrement juridique efficace pour la création d’établissements privés de formation supérieure conformément à un cahier des charges préétabli. Cependant, afin d’éviter toute forme d’interprétation ambiguë, cette loi comporte une disposition stipulant qu’il ne peut être procédé à la privatisation des établissements publics d’enseignement et de formation supérieurs. La loi en question prévoit la création d’un organe national chargé de l’évaluation de la performance des établissements de l’enseignement et de la formation supérieurs. S’agissant de la recherche scientifique, 101 actions, dont l’élaboration des programmes nationaux de recherche et la mise en œuvre des programmes nationaux de recherche, ont été faites. Ainsi, à l’horizon 2012, il est question d’atteindre 28 000 enseignants-chercheurs et 4500 chercheurs permanents pour l’exécution des programmes nationaux de recherche.
M. Haraoubia a également évoqué les principes ayant présidé à l’élaboration des statuts particuliers des enseignants-chercheurs, enseignants chercheurs hospitalo-universitaires et chercheurs permanents, dont les principales dispositions permettent, pour les enseignants-chercheurs, de renforcer la nomenclature des corps par des grades A et B pour les maîtres assistants et la création de postes fonctionnels. Pour les enseignants hospitalo-universitaires, il est question du renforcement de la nomenclature des corps par les grades A et B pour les docents. Quant aux chercheurs permanents, il est question de concrétiser le principe d’intégration des personnels chercheurs dans le statut général de la fonction publique et le renforcement de la nomenclature des corps par deux grades A et B pour les maîtres de recherches.
Djamel Oukali
Haut
PORTES OUVERTES SUR LES FORCES AÉRIENNES DE DÉFENSE
DU TERRITOIRE
Les lycéens visitent l’école
de Réghaïa
Des élèves des lycées de la région de Boumerdès, Réghaïa, Aïn Taya et Rouiba ont visité hier l’école des Forces aériennes du territoire de Réghaïa, et ce, dans le cadre des journées portes ouvertes qui se tiennent depuis le 14 mai et dureront encore deux jours les 15 et 16 du mois de mai. Cette ouverture sur la société est « devenue une tradition dans les structures de l’Armée nationale » et s’inscrit en droite ligne du « programme du commandement des Forces aériennes », explique le commandant de l’école, le colonel Mohamed Nadjib Benslama qui a, dans une allocution de bienvenue aux visiteurs, esquissé une présentation de l’école, ses missions et ses objectifs.
Les Forces aériennes tiennent régulièrement des journées portes ouvertes pour le public afin d’informer ce dernier des capacités et des missions qui incombent à ses structures.
Ainsi des rencontres similaires se sont déjà tenues successivement à Ouargla 24/28 février, à Constantine 8/10 mai et, aujourd’hui, au centre du pays. Les prochaines journées portes ouvertes sont prévues à Oran, du 25 au 28 de ce mois, nous a déclaré le commandant de l’école.
Elles s’adressent aussi bien au grand public qu’aux lycéens qui veulent, à la veille des examens du Bac s’informer des capacités pédagogiques de l’école et les conditions d’y poursuivre une formation. Cet établissement qui assure une mission de formation des cadres pour les unités opérationnelles de l’ANP, dispense également des formations pour le compte des organismes de service aérien, tel le contrôle de l’espace aérien. Jusqu’à aujourd’hui, ce sont essentiellement des TS dans les différentes spécialités qui sont pris en charge et les candidats sont sélectionnés selon des critères rigoureux. Ainsi, outre le Bac et une moyenne supérieure à 12, le candidat doit réussir un concours d’entrée. La formation dure une année. Cependant, l’école a l’intention de lancer une formation d’ingénieur à « partir de la rentrée prochaine », nous a déclaré un responsable.
Les lycéens qui ont été invités à suivre la projection d’un film sur les missions et opérations des forces de défense aérienne se sont attardés devant la rampe de missiles, les installations radar tout en écoutant les explications des officiers sur les techniques de régulation aérienne, la détection des avions ennemis et la poursuite jusqu’à la neutralisation des objectifs. Ils ont demandé des précisions sur la portée des radars et les moyens de riposte avec les batteries de défense aérienne et les missiles.
Il demeure entendu que l’école, qui dispose de moyens pédagogiques modernes et d’instruments perfectionnés, accueille en son sein, outre les Algériens, des personnels de différents pays d’Afrique et du Maghreb tel le Congo, le Burkina Faso, la Mauritanie et la Libye également. Ces officiers poursuivent des formations de base ou des cycles de perfectionnement dans le commandement pour les officiers supérieurs.
Kaddour D.
Haut
«JOURNÉE SANS VOITURE, LA RUE EST À VOUS»
Alger ville ouverte… aux piétons
La circulation automobile sera interdite durant la journée du vendredi 16 mai de 7 heures jusqu’à 19 heures au centre d’Alger. Ainsi le square du Sacré Cœur, la place Audin, la Grande-Poste, le carrefour Tafourah, le boulevard Zirout- Youcef, le square Port Saïd et la place des Martyrs seront fermés aux véhicules. C’est le résultat de l’initiative de radio El Bahdja appelée « Journée sans voiture, la rue est à vous ».
Il s’agit, selon les organisateurs, de lutter efficacement contre la pollution due au CO 2 émis par les pots d’échappement, les déchets jetés sans tri, et de favoriser la pratique du sport, le développement de la culture et l’aménagement des espaces verts. Bref, améliorer l’environnement. Pour concrétiser cela, tout un programme a été tracé au niveau de la capitale. Les scouts, les associations, les APC, l’entreprise Net-Com, le village SOS village Draria, l’Etablissement arts et culture et bien d’autres secteurs ont été associés à ce grand projet qui rendra l’air du centre de la capitale respirable.
Pour le transport en commun, le ministère de l’Environnement mettra à la disposition des Algérois 5 bus roulant au gaz propane. Ils assureront le transport durant toute la journée vers El-Biar, Hydra, Bab El Oued, Ruisseau et Riadh El-Feth. Pour le tri sélectif des déchets, ce sont deux groupes d’enfants de SOS village Draria avec l’EPIC Net-Com qui auront la charge de récupérer, trier et déposer dans chacune des bennes installées sur les boulevards cités, le verre, l’aluminium et le papier.
Une initiation au jardinage et au respect de la terre et des plantes sera organisée pour et avec des enfants du SOS village Draria. S’agissant des activités culturelles, la musique et le théâtre seront à l’honneur. En outre, 50 vélos seront mis à la disposition des enfants pour une balade culturelle à travers Alger avec des haltes pour un petit récit sur l’histoire de la ville, notamment sur les monuments et les acteurs de la Révolution de Novembre. Le sport est aussi de la partie puisqu’une course de rollers et un mini-marathon sont au programme.
Pour agrémenter cette journée, des clowns et des jongleurs sont programmés sur l’ensemble du parcours pour divertir les enfants et leur donner le sourire. Et pour le sucré, un gâteau géant pour marquer la journée sans voiture sera partagé avec le public.
Rabéa F.
Haut
|