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NOUVELLE PRODUCTION THÉÂTRALE

Ghaoutia sur les planches du TNA

CONCERT BELGÉO-ALGÉRIEN LA SALLE IBN ZEYDOUN

Croisement de musiques traditionnelles turques et andalouses

L’OKADHYA ALGÉRIENNE DE LA POÉSIE ARABE

La cause palestinienne au cœur du débat

CULTURELLEMENT VÔTRE

musique Gnaoui «Sakia» aujourd’hui à El Mougga

VÉCU

Châtiment d'oiseaux et conditionnement négatif

 

NOUVELLE PRODUCTION THÉÂTRALE

Ghaoutia sur les planches du TNA

Ghaoutia, la nouvelle production du Théâtre national algérien dont la générale a été présentée en soirée de mardi dernier sur la scène du TNA a été suivie d’une représentation, hier en soirée, aujourd’hui et demain dans l’après-midi.

Ghaoutia est le féminin du prénom Ghaouti. Un prénom dont usent les gens de l’Ouest. Dans cette nouvelle pièce, Ghaoutia tient le rôle principal et est interprété par la jeune Nouara Mounira, fraîchement sortie de l’Institut national des métiers du spectacle de Bordj El Kiffan.
Sur les cinq comédiens qui jouent dans cette pièce, deux sont également des étudiants de cet Institut faisant leurs premières armes sur les planches d’un grand théâtre. C’est le vœu du directeur du TNA, M. M’hamed Benguettaf qui a toujours prôné la culture et la politique de l’implication des jeunes dans la continuité et la relève des anciens.
Il s’agit de Fethi Kafi qui interprète le rôle de Terbouche, mari de Ghaoutia et Touati Samir, celui du journaliste. C’est le sociologue Taïleb qui a écrit le texte. Il explique l’histoire : «Ghaoutia constitue l’extraordinaire biographie d’une femme exceptionnelle. C’est une danseuse de luxe qui s’est introduit dans les milieux des hommes d’affaire et de la politique. Elle réussit même à se faire élire au parlement. Cependant, elle mène une vie agitée où les échecs succèdent aux réussites. Elle subit les tentatives de dénigrement de ses anciens maris et, initiative inédite pour les contrecarrer, elle décide d’écrire ses mémoires en faisant appel aux capacités rédactionnelles d’un journaliste qui n’hésite pas à vouloir l’exploiter à son tour».
Ghaoutia est une femme qui se bat. Son premier grand combat, elle a dû le mener contre son père qui aurait voulu avoir à sa naissance un garçon plutôt qu’une fille. Son choix de devenir danseuse a été aussi une décision courageuse étant donné les préjugés que ce métier peut susciter dans une société algérienne encore conservatrice. L’ambition de cette pièce est justement de dire et de révéler des vérités qui sont confinées dans des zones d’ombre. Le théâtre doit ainsi élargir son champ d’investigation et montrer des faits de société qui sont des réalités mais que l’on n’ose pas affronter. C’est principalement ce message que l’auteur veut transmettre dans cette pièce.
«C’est une comédie tragédie où les personnages ont le droit de suivre ce qui leur semble le mieux dans leur vie et où les personnes lésées par ce mode d’existence peuvent engager tous les moyens possible pour se protéger ou se défendre». souligne cet auteur qui met en évidence les libertés des personnes.
Dans Ghaoutia, participe également le comédien professionnel, Djamel Guermi. La mise en scène est de Abbes Mohamed Islam et la chorégraphie de Nouara Idami.
Kamel Chériti

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CONCERT BELGÉO-ALGÉRIEN LA SALLE IBN ZEYDOUN

Croisement de musiques traditionnelles turques

et andalouses

Le public était au rendez-vous, dimanche dernier à la salle Ibn Zeydoun, à la soirée musicale offerte gracieusement par la Délégation Wallonie-Bruxelles à Alger dans le cadre du 9e festival culturel européen. Cependant, contrairement à ce qu’il s’attendait, le public n’assistera pas à un concert de musique et chants belges, mais à un spectacle de musiques et chants traditionnels turcs avec quelques interventions mélodieuses du patrimoine andalou et ébauches de la musique tzigane et macédonienne. «Nous avons voulu concrétiser le dialogue interculturel entre l’Orient et l’Occident par la musique. Pour cela, nous avons choisi deux duos belges et un ensemble algérois, l’association de la musique andalouse El Djazira», affirme le président de la Délégation Wallonie-Bruxelles, Charles Houard.
Le premier duo, Véronique Gillet à la guitare et Emre Gültekin au saz (instrument à cordes arménien) amorce leur prestation, baptisée «cordes pincées entre Orient et Occident», en offrant une musique née d’un croisement de répertoire classique européen et traditionnel turc. Ensemble, ils transportent le public dans les différentes régions de la Turquie, Thrace, Hatay, mer Egée, Toka … Au passage, Véronique Gillet rend hommage à Carlos Paredes, un grand compositeur de guitare portugaise, en interprétant une des compositions qu’elle a créée, «Solo». Une composition fluide reproduite par une guitare aux sons mélancoliques.
Le duo Mahmoud Barkou, d’origine algérienne, un sax soprano et Francis Danloy, un accordéon entre les mains, investissent la scène à leur tour. Avec leurs instruments, ils proposent une musique fraîche, une «passerelle» entre le jazz et la musique traditionnelle turco-arabe, la musique andalouse et tzigane.
Attentif, le public suit avec intérêt le jeu musical des deux duos belges. Ces derniers s’uniront sur la même scène et feront s’épouser leurs instruments pour produire des sonorisations traditionnelles et mystiques que seul un connaisseur en la matière peut interpréter.
L’association El Djazira clôture cette soirée en interprétant les différents mouvements de la nouba «Sika» avec des voix féminines, prometteuses mais pas encore «au point».
Farida B.

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L’OKADHYA ALGÉRIENNE DE LA POÉSIE ARABE

La cause palestinienne au cœur du débat

Après la révolution algérienne, la deuxième édition de l’Okadhya algérienne de la poésie arabe a abordé, lundi dernier à la salle el Mouggar, une autre forme de résistance, celle de la Palestine que les poètes arabes n’ont jamais cessé de reproduire en vers. «Dans les textes poétiques que Moufdi Zakaria avait écrit sur la Palestine, il citait souvent la révolution algérienne.
On croyait au début qu’il citait la révolution algérienne pour inciter la Palestine à se battre par les armes. Mais après sa mort, on s’est rendu compte qu’il faisait part de sa certitude que l’Algérie serait un des déclencheurs de la révolution palestinienne. La preuve, c’est en Algérie que l’Etat palestinien a été proclamé», explique dans son intervention le professeur algérien Azzedine Djalawdji. La poésie algérienne est, ajoute-t-il, liée à la résistance, dans toutes ses formes. «La cause palestinienne n’était pas, dans la poésie algérienne, une préoccupation secondaire mais essentielle.
Le poète algérien Moufdi Zakaria notamment défendait la cause palestinienne bien avant que la révolution algérienne ne soit déclenchée. L’Algérie est un maillon très fort dans la poésie de la résistance arabe.
D’un côté, elle défend par ses vers le droit et les libertés des peuples et d’un autre côté, elle représente, par le biais de ses combattants et martyrs, une matière riche qui inspire les poètes». Par ailleurs l’Algérie est considérée, par le professeur algérien Larbi Hamidouche, comme le pays arabe qui a offert le plus de libertés aux poètes arabes, palestiniens d’une façon particulière, qui voulaient poursuivre leur combat par le verbe. De son côté, le professeur algérien Abdelwahab Mirawi, revient sur la magnificence de la poésie de Mahmoud Darwiche.
«Les textes poétiques de Mahmoud Darwiche regorgent de symboles et de métaphores. Il s’inspire de légendes, de l’histoire, de la religion et fabrique des images théâtrales.
Ces images, quand elles sont inspirées de légendes notamment, sont irréelles à l’origine. Mais quand ces images se «frottent» à la Palestine, elles deviennent réelles et surtout dramatiques»
Farida Belkhiri

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CULTURELLEMENT VÔTRE

musique Gnaoui «Sakia» aujourd’hui à El Mougga

Après la tournée promotionnelle de la sortie de l’album «Sergou» au Moyen –orient (Liban et Syrie), le groupe «Sakia» donnera un concert événementiel aujourd’hui 15 mai 2008 à la salle Mouggar, organisé conjointement par le ministère de la culture et l’ONCI (office national de la culture et de l’information).
A souligner que les billets sont disponibles depuis mardi au niveau de la salle El Mouggar, au prix de 200DA.
Le groupe Sakia sera en tournée à travers plusieurs wilayas du pays, à savoir : le 29 mai à Ténès, le 8 juin à Riad El Feth à l’occasion de la journée de l’artiste, le 10 juin à Blida, le 11 juin à Médéa, le 12 juin à Aïn Defla, le 13 juin à Chlef, le 14 juin à Relizane, le 15 juin à Masscara, le 16 juin à Sidi Bel Abbés.

Musique Rock et pop Le groupe «Seagles» à Nadi El Anka
Jeudi dernier à Nadi El Anka du théâtre de verdure d’Alger, le groupe algérien «Seagles» a donné un concert de variétés puisé dans les mélodies des Beatles et de Santana, organisé par l’établissement Arts et culture.
Même si ces artistes ne sont pas très connus et n’ont pas vendu des millions de disques, néanmoins, ils essayent de s’accrocher au maximum. Il était prévu au départ un concert d’un timing arrêté à une heure 30, ils sont allés à deux heures. Ce groupe de rock algérien participera ce vendredi du 16 mai 2008 à un spectacle donné en plein air à Alger centre, à l’occasion de la journée sans voiture.

Tréteaux 13e édition des journées théâtrales de Koléa à la mémoire de Hamid Kechad

Depuis dimanche dernier, la ville de Koléa abrite la treizième édition des journées théâtrales « El Fordja » pour cinq jours avec les amateurs du 4ème art.
Cette édition est organisée par le mouvement théâtral de Koléa (MTK) en collaboration avec la wilaya et la direction de la culture de Tipaza. Elle est dédiée au journaliste Hamid Kechad, qui rappelle-t-on, est décédé au mois de janvier dernier. Dans cette optique, le wali a tenu à rendre un hommage au défunt à titre posthume, en offrant un cadeau symbolique à sa famille et féliciter à cette occasion le travail produit par le mouvement théâtral de Koléa. Il fera, ainsi la promesse d’œuvrer pour institutionnaliser ces journées théâtrales.
Pièces pour enfants et adultes, conférences et ateliers sur la production théâtrale en Algérie, sont au programme de cette édition qui s’achève aujourd’hui, par la distribution des médailles aux lauréats.
S. S.

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VÉCU

Châtiment d'oiseaux et conditionnement négatif

Le conditionnement, ce mécanisme d'apprentissage forcé, n'épargne pas en ces temps modernes où toute la planète, vous diront certains, fait une course acharnée contre la montre. Pour les uns, c'est la poursuite du temps à atteindre les cimes de la richesses, pour les autres c'est la recherche du pain quotidien. Quel qu’en soit le but, le conditionnement de l'homme moderne devient une seconde nature.
Fort heureusement, les bergers, ces sages d'entre les humains, n'ont pas encore disparu totalement de la surface de la terre. On les rencontre au détour d'un pré en compagnie de leurs confidents silencieux, quelques moutons et brebis, toute leur fortune, d'un chemin herbeux ou tout simplement assis, fixant l'horizon. Loin des congrès partisans, des prix du brent, des OGM et nouvelles marques de voitures de luxe acquises par les fils à papa à coups de centaines de millions.
Eux, s'accommodent de la discrétion des êtres vivants,du chant des oiseaux, du langage de ces poignées de plumes vivantes célébrant la résurrection de la nature.
Ce qui n'a pas été le cas de Abdelhamid. Un week-end à la campagne pour décompresser, et c'est presque le cauchemar. Monsieur le citadin n'a pas pu s'adapter une seule nuit aux gazouillis des dizaines d'oiseaux sur les arbres en face de sa chambre. A quatre heures du matin, il se lève, agacé par ce qui aurait dû être un réel bonheur pour une fin de semaine printanière. «Une punition que ces volatiles avec leur interminable babillage. Ils m'ont empêché de dormir», s'est-il plaint, habitué aux vociférations nocturnes des hommes pris de vin, aux klaxons des voitures en surnombre et à une ville envahie par la pollution sonore et atmosphérique. Le seul crime des oiseaux c'est d'avoir chanté le renouveau n'ayant pas tenu compte d'un nouvel arrivant, chez eux, Abdelhamid.
L. N.

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