LES TRAVAUX DE GÉNIE CIVIL SONT TERMINÉS
Historial
livré dans
six mois
Un centre de rayonnement culturel dans la capitale. C’est le projet en pleine édification à la rue Ben-M’hidi. Ce chantier compte parmi de nombreux autres, entre réfection de salles de cinéma, construction de nouveaux espaces culturels et sportifs. Ici, un éclairage avec le concepteur, l’APC d’Alger, sur ce nouvel espace de culture, Historial.
Les délais de réalisation seront scrupuleusement respectés. Cette affirmation revient chez toutes les entreprises qui activent dans cette structure de la commune d’Alger centre, dédiée aux arts et aux lettres.
Dans cette voie, le conducteur de travaux de l’entreprise qui accomplit les travaux en cours, est formel : il n’est plus question d’accuser un quelconque retard. Les pénalités et les sanctions encourues sont graves et cela, sans compter le préjudice moral porté à l‘entreprise. Celle-ci perd sa crédibilité et n’a plus de chance de soumissionner pour de nouveaux marchés publics.
Maintenant, pour prévenir toute éventualité de retard, les études de réalisation sont faites de telle sorte que le calendrier des travaux à effectuer est fixé bien à l’avance des délais prescrits, offrant un matelas de sécurité pour la date de remise des clés de l’ouvrage.
C’est ainsi que travaille l’entreprise qui a en chantier les travaux en cours. Ses équipes arrivent à la première heure sur le chantier et le quitte tard, travaillant même les jours de repos. Ces équipes passent à la deuxième étape. Elles sont chargées de monter et d’assurer le revêtement des murs, maintenant que les travaux de génie civil sont terminés.
Cette tâche concerne tous les murs des six étages. Cette mission se rapporte aux travaux des maçons et aussi à ceux de spécialistes de la menuiserie, de l’aluminium et du verre. Il s’agit de construire dans les normes actuelles avec des matériaux modernes. L’aluminium avec sa légèreté et sa résistance à toute érosion constitue un matériau de choix pour le revêtement et l’accompagnement des structures.
Le verre se place, dans le bâtiment aujourd’hui, par plaques entières. En plus de son aspect hautement esthétique, le verre constitue une protection idéale et un isolant de choix contre les aléas du climat, la chaleur, l’humidité et aussi contre le bruit, surtout que ce centre culturel se trouve dans un dense tissu urbain.
Le rez-de-chaussée abrite la salle de projection. Ce niveau comporte un hall d’entrée dont les dimensions couvrent toute la longueur de la façade de devant de ce centre culturel. Les conditions appropriées pour la réalisation de cette salle de projection sont respectées à la lettre et concernent l’acoustique, la lumière, la climatisation, les équipements, les structures d’accueil. Sa capacité est de cent vingt sièges. Ce sera une salle de cinéma modèle, réalisée dans les standards internationaux.
Cette salle est l’espace idéal pour les générales des nouveaux films et ceux présentés en exclusivité. C’est un lieu spécialisé qui manque dans les structures cinématographiques de la capitale et qui sera très demandé par les réalisateurs et les producteurs de films. Son emplacement en plein centre ville et faisant face au Musée national des arts modernes et contemporains constitue encore un facteur positif supplémentaire. Même le stationnement des véhicules est autorisé dans sa rue après dix-neuf heures, temps habituel pour les projections.
Le livre et la lecture ont une place de choix dans cette maison de la culture de la commune d’Alger centre. Plusieurs étages de cet immeuble sont ainsi réservés à des bibliothèques et des salles de lecture. Ici également, les structures sont étudiées afin d’offrir des conditions appropriées pour la consultation d’ouvrages.
Le confort y est de règle. Il en est de même de l’introduction des technologies de l’information et de la communication. Des médiathèques sont ainsi prévues à chaque étage. Des espaces pour micro-ordinateurs figurent ainsi à chaque niveau. Cette nouvelle maison de la culture de la commune d’Alger centre entre de plain-pied dans l’ère moderne, n’ayant rien à envier aux structures similaires dans les autres capitales.
Les jeunes des quartiers environnants ont ainsi une opportunité pour meubler leur quête du savoir et de la connaissance, tout en participant à la vie culturelle nationale et internationale.
Kamel Chériti.
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M. BALAHOUANE, PREMIER VICE-PRÉSIDENT
DE LA COMMUNE D’ALGER-CENTRE
«Historial sera réceptionné au mois de juin prochain»
Après une visite des lieux sur le chantier du projet culturel Historial, sis Larbi Ben M’hidi, Alger, le premier vice-président de la commune d’Alger centre, M. Balahouane, a bien voulu répondre à nos questions.
Qu’est-ce qui a motivé l’APC d’Alger pour l’édification du centre culturel ?
La préoccupation de l’APC d’Alger a été avant tout d’ordre urbanistique. C’est une expérience pilote qui nous permettra d’intégrer le futur dans le passé. A travers ce projet moderniste, nous lancerons une réflexion sur le bâti moderne, tout en préservant l’ancien bâti. Cette nouvelle infrastructure sera spécialisée dans l’art contemporain de l’Algérie. L’Historial comprendra une bibliothèque réservée aux chercheurs sur l’histoire de l’Algérie contemporaine. Cet espace complétera d’autres districts culturels en l’occurrence le Mama, le cinéma Casino, d’autres salles de cinéma en réhabilitation… A l’époque, la rue Larbi Ben M’hidi n’avait pas une vocation commerçante mais plutôt culturelle. Cette structure disposera de six niveaux sur une superficie qui avoisine les 2400 m2.
Est-ce que ce centre culturel entre dans un programme général d’animation culturelle tracé par l’APC ?
Après avoir évalué l’état de l’existant des infrastructures culturelles, il a été tiré la sonnette d’alarme. Nous avons pratiquement élaboré une chaîne de réalisations qui va s’étaler de la rue Debussy, abritant la salle El Kheyam, à d’autres quartiers avec les salles de cinéma ABC, Algeria et beaucoup d’autres espaces.
Quelles sont les activités culturelles que vous avez mises en valeur dans cette nouvelle structure ?
En matière de gestion, nous avons préféré mettre en valeur l’action de la commune. Notre principale vocation est la prise en charge de l’environnement qu’il soit culturel ou social.
Pour ce qui est de l’environnement culturel, afin de le parfaire, nous avons décidé de créer un office (OPCA), qui a pour fonction de mettre au service des citoyens une prestation plus fonctionnelle.
Comment va fonctionner cette structure et quelle est aussi la composante d’animation ? Y aura-t-il des cadres spécialisés ?
Une équipe multidisciplinaire, c'est-à-dire une équipe de chercheurs scientifiques et universitaires, en assurera l’animation.
Le centre culturel Historial ciblera-t-il un public particulier ?
Les rencontres et activités initiées par l’Historial draineront un public venant de tous les horizons, de différentes tranches d’âge, et de milieux professionnels. Les programmes concerneront aussi bien les hommes que les femmes.
Les conditions d’accès ?
Une chose est sûre, une somme modique sera demandée. Cette somme sera adaptée à toutes les bourses. C’est presque le même tarif d’un abonnement dans un centre culturel ou dans une bibliothèque, une manière à nous de fidéliser les clients.
D’autres projets en perspective ?
Nous accordons de l’importance aussi bien à l’action culturelle qu’à la vie sportive. C’est ainsi que l’inauguration au début de l’an prochain du centre d’animation et de pédagogie des sportifs, visera l’intégration de la morale olympique chez les jeunes catégories.
Quelle est l’historique de l’émergence de cette nouvelle structure de la rue Larbi Ben M’hidi ?
C’est l’histoire d’un immeuble qui menaçait ruine. Nous avons procédé à la démolition de cette bâtisse et nous réhabilitons son espace. C’était une opportunité que nous avons saisie.
Peut-on connaître les délibérations du conseil communal, le choix du terrain, le budget voté ainsi que le délai
de réalisation et les entreprises concernées ?
Le budget voté s’élève à 131 millions de dinars. Le lancement du projet Historial a été initié en 2006. C’est au mois de décembre 2006 que les délibérations ont été lancées. Pour les délais de réalisation qui étaient au départ fixé à 18 mois, nous avons accusé du retard causé par le plan de transport des entreprises qui ne pouvaient avoir accès au chantier qu’à partir de 19 heures.
Prêt pour quand ?
Dans un délai de six mois, c’est à dire d’ici le mois de juin.
D’autres motivations pour ce nouveau centre culturel?
Ce projet se trouve en droite ligne pour l’adoption de la nouvelle Constitution qui a inscrit l’écriture de l’histoire de l’Algérie contemporaine. En somme, c’est une contribution de la commune d’Alger à l’écriture de l’histoire.
Entretient réalisée par Samira Sidhoum.
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MOHAMED LARBI MERHOUM, ARCHITECTE
«La réalisation du projet Historial
est un challenge»
Un architecte de renom nommé Mohamed Larbi Merhoum. Son bureau d’architecture existe depuis 15 ans, situé aux 400 logements de la cité des Sources au sud d’Alger. Il admet qu’il n’aime pas réaliser des projets médiocres que ce soit en logements, en cités universitaires ou en écoles. En dépit d’un planning chargé, il acceptera de nous accorder cet entretien.
A propos du projet culturel Historial, quelle a été votre contribution en tant qu’architecte ?
Nous sommes une agence d’architecture qui a conçu ce projet et cela pour le compte de l’APC d’Alger Centre. C’est un projet à caractère culturel. L’idée c’est de créer un espace qui vulgarise l’histoire contemporaine de l’Algérie. C’est un programme assez innovant.
Parlez-nous de vos anciennes réalisations ?
Nous avons un long parcours de réalisations. Concernant la dernière en date, nous terminerons d’ici deux mois une petite bibliothèque de proximité pour le compte de l’APC d’Alger centre, qui se trouve du côté du commissariat à Télemly.
Quand vous concevez une structure culturelle, quelles sont les spécificités que vous introduisez ?
Nous étudions tous les éléments contribuant à rendre fonctionnelles et appropriées les activités culturelles, qu’elles soient spectacles, expositions, salles de cinéma, bibliothèques. Pour la réalisation de cette structure culturelle de l’APC d’Alger centre, l’intérêt pour nous a été de construire un bâtiment au centre ville et l’adapter au vieux bâti. Il est important de savoir qu’il y a des décennies, où aucun bâtiment neuf n’a été construit au centre ville. La réalisation de ce projet constitue pour nous un défi. Nous relèverons ce chalenge par une réalisation de qualité.
A la rue Ben M’hidi, tout particulièrement, quelles ont été les contraintes que vous avez rencontrées pour édifier cette structure dans un tissu urbain très dense ?
Tout d’abord le choix, nous ne pouvons pas construire en béton armé. Nous avons opté pour la charpente métallique, c'est-à-dire, nous étions astreints de monter un bâtiment presque en préfabriqué. L’autre contrainte est due au fait que les travaux se font la nuit.
Pourquoi n’avez-vous pas prévu un parking au sous-sol ?
Cela aurait été une excellente initiative, ce serait même idéal, mais il faut se rendre à l’évidence qu’il n’y a pas assez d’espace.
Qu’en est-il des espaces multimédias ?
Il y a plusieurs compartiments qui se répartissent en bibliothèques, salles de conférence, de projection, de spectacles, de recherches, librairie spécialisée.
J’ai proposé à la commune d’Alger centre de concevoir un projet qui serait un montage faisant participer les secteurs public et privé. Je connais un grand nombre de structures culturelles dans le privé qui seraient intéressées à l’exemple de la librairie Espace Noun et qui sont en quête d’investir un espace.
Pourquoi la capacité de la salle de projection est-elle limitée à 122 sièges ?
Il ne faut pas omettre que c’est un petit terrain. Si le programme de cinéma arrive à intéresser cent citoyens durant trois heures en trois séances par jour, c’est déjà une excellente performance.
En tant qu’architecte, quelles ont été vos préoccupations concernant l’édification du génie civil ?
C’est un procédé technique réglé par des ingénieurs. L’idée est de construire dans la charpente métallique, les matériaux dans ce domaine sont beaucoup plus résistants dans le cas d’un séisme Le béton ne permet pas cette liberté. Ce que je déplore, cependant c’est que ce bâtiment est surdimensionné.
Le niveau de sécurité est trop élevé, donc, il y a certainement une incidence sur le coût. Cette exigence de sécurité a dû augmenter les coûts à plus de 30%.
Pourquoi vous a-t-on sélectionné ?
Sans ambages, c’est un projet qui nous a été confié de gré à gré. Autrement dit, il n’y a pas eu de concours à ce sujet. Nous avons l’habitude de travailler ensemble. Nous sommes des spécialistes du bâtiment qui aiment la qualité.
Ce projet est une forme d’exercice important pour nous, c’est une occasion unique, mais pas sur le plan commercial, nous devons dire qu’elle n’est pas lucrative.
Comme conclusion ?
Nous sommes fiers des réalisations que nous avons effectuées dans le passé.
Nous avons été honorés déjà par le président de la République pour avoir réalisé le siège de la CNEP à Sétif en 1999, également à Oued Kniss en 2004 ainsi que d’autres projets. Notre souhait est d’avoir plus accès à la commande publique.
Samira Sidhoum.
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