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CONFÉRENCE DE PRESSE DU PREMIER MINISTRE SAHRAOUI

«18 ans de cessez-le-feu, ça suffit»

PRÉSIDENTIELLE MAURITANIENNE

L’opposition veut contrer Ould Abdel Aziz

NIGER

L’opposition défie le président Tandja

PROCHE-ORIENT

Hamas et Fatah se donnent RDV le 25 juillet

CONFÉRENCE DE PRESSE DU PREMIER MINISTRE SAHRAOUI

«18 ans de cessez-le-feu, ça suffit»

L’Algérie, l’éprise de paix et la citadelle des mouvements de libération, qui se prépare à commémorer le 5 juillet, journée de la jeunesse et de l’indépendance, ouvre comme à l’accoutumée grandement ses portes à l’Afrique. En accueillant pour la seconde fois le Festival panafricain et l’université d’été des jeunes et des étudiants de la République arabe sahraouie démocratique, la dernière colonie du Continent, au centre de l’agence nationale de loisirs des jeunes de Zéralda.

«Christopher Ross, l’envoyé spécial des Nations unies, a exprimé certes son optimisme quant à la reprise des négociations entre le Polisario et le Maroc à travers une ou des rencontres informelles pour instaurer un environnement qui rendra possible un cinquième round, mais cet optimisme n’est pas absolu car les données n’ont pas fondamentalement changé du côté de Rabat qui continue de s’armer jusqu’aux dents pour nous dissuader d’exclure toute reprise éventuelle des armes pour arracher notre droit, l’application des résolutions du Conseil de sécurité qui insistent toutes, sans exception, sur la tenue d’un référendum d’autodétermination et notre indépendance», affirme Abdelkader Taleb Omar, Premier ministre sahraoui, dans une conférence de presse qu’il a animée en marge de l’Université d’été à Zéralda. Ce rappel fait, le dirigeant sahraoui qui n’exclut pas des contacts informels à Manhasset «dès la seconde moitié de juillet», ne souhaite pas moins une réussite à l’Américain là où tous ses prédécesseurs ont échoué à cause des obstacles marocains et du «jeu» de la France au Conseil de sécurité. «Nous lui avons fait part en le recevant dans les camps des réfugiés à Tindouf de notre volonté de l’aider à aller vers un référendum sans préalables, des réalités amères du terrain que crée le Maroc, de notre lassitude des reports de l’organisation du référendum depuis le cessez-le-feu de septembre 1991 et de la détermination des Sahraouis à aller plus que jamais auparavant de l’avant. 18 ans de cessez-le-feu ça suffit», explique Taleb Omar, défiant le Maroc d’ouvrir la partie du Sahara qu’il occupe à la presse internationale comme le fait le Polisario dans les territoires libérés et dans les camps des réfugiés.
Certains responsables du Polisario ne cachent pas leur «estime» pour Ross et leur optimisme même s’il est mesuré. «Outre sa volonté de travailler conformément aux résolutions du Conseil de sécurité, il y a, disent-ils, sa méthode qui privilégie les contacts élargis, ses discussions dans les coulisses des Nations unies à New York avec tous les membres permanents du Conseil de sécurité, y compris avec les représentants de l’Union africaine, la politique étrangère américaine sous Obama qui fait du respect des droits de l’homme son cheval de bataille et l’environnement actuel dans la région qui est fait de terrorisme, de trafic de drogue et d’immigration clandestine. D’autres, même en prenant avec des pincettes le soutien de l’Espagne à une solution qui respecte le principe d’autodétermination dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité, s’interrogent sur les «raisons profondes» qui ont poussé le Maroc à opter cette fois pour «des dépêches laconiques» pour couvrir la deuxième tournée maghrébine de M. Ross et ses quatre jours passés à Rabat où ni le Roi Mohamed VI ni Abbas El Fassi, le Premier ministre, n’ont daigné le recevoir. «C’est peut-être parce que le Maroc qui voulait garder M. Van Walsum n’a pas avalé la détermination de l’Américain à trouver une solution à ce «conflit qui dure déjà depuis trop longtemps» en fixant des «étapes pour la reprise de sérieux pourparlers», pense le Premier ministre sahraoui.
Ouverte sous le thème «Continuité et lutte pour l’indépendance» en présence des représentants de la société civile, dont Mahrez Lamari, le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui, du corps diplomatique de certains pays, l‘université d’été des jeunes et étudiants de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) durera jusqu’au 16 juillet.
Djamel Boukrine

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PRÉSIDENTIELLE MAURITANIENNE

L’opposition veut contrer Ould Abdel Aziz

« Nous avons senti le besoin pour l’opposition de rester unie dans la perspective du second tour », explique Ould Daddah

Premier jour de la campagne électorale et dernier jour de la période « exceptionnelle » de révision « exceptionnelle » des listes électorales. Sans attendre aujourd’hui ni même le premier tour de la présidentielle prévue le 18 de ce mois, l’opposition manœuvre pour le second tour.
Messaoud Ould Boulkheir, le candidat du Front national pour la défense de la démocratie (FNDD) a signé, mardi soir, un pacte avec Ahmed Ould Daddah, son rival du Rassemblement des forces démocratiques (RFD). Les deux hommes se sont engagés pour un désistement si l’un deux arrivait au second tour de la présidentielle et la formation d’un gouvernement d’union nationale si l’un des deux est élu. Ould Daddah compte rallier à ce pacte le troisième candidat anti-putsch, Jemil Ould Mansour, le président du parti islamiste Tewassoul. « Nous avons senti le besoin pour l’opposition de rester unie dans la perspective du second tour », explique Ould Daddah, le candidat malheureux de toutes les présidentielles depuis les années 90 qui a, pour la première fois, bénéficié d’un retrait d’un candidat à son profit : Mohamed Salek Ould Heyine, du Mouvement pour la défense de la démocratie, et un cousin de Maouiya Ould Sidi Mohamed Taya s’est retiré de la course pour lui offrir son électorat et de l’appui de l’ancien ministre Zeidane Ould Hmeida.
Trois autres candidats dont l’ancien président de la transition démocratique (2005-2007) venu au pouvoir en 2005 après un coup d’Etat, Ely Ould Mohamed Vall, le responsable du putsch avorté du 8 juin 2003, Saleh Ould Henenna et Hamadi Ould Meimou, un administrateur issu du grand sud-est mauritanien.
Le clan de Mohamed Ould Abdel Aziz, ex-chef de la junte qui avait démissionné de ses fonctions militaires et présidentielles à la mi-avril pour se porter candidat s’est renforcé par trois « figurants » (l’ex-Premier ministre, Sgheïr Ould M’Dareck, le leader de l’Alliance pour la justice et la démocratie, Sarr Ibrahima Mocatr et le vice-président de l’Assemblée nationale, dissident du RFD, Baba Hamidou Kane).
Samira B.

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NIGER

L’opposition défie le président Tandja

Le fossé s’élargit entre les protagonistes qui campent sur les positions inconciliables.

Niamey et, relativement, les autres villes importantes du Niger ont répondu à l’appel de l’opposition décrétant une « journée pays mort » : des activités économiques tournant au ralenti, le « Grand » et « Petit » marché aux rideaux baissés, les banques et les compagnies désertées. Les signes de la crispation ont été relevés par la presse internationale qui s’intéresse de près à l’évolution de la situation nigérienne. Le mouvement de protestation social s’enracine et véhicule le satisfecit du FDD (Front de défense de la démocratie) dont l’un des dirigeants, Mamadou Issoufou, a été interpellé et relâché. La crise s’approfondit entre une opposition déterminée à faire entendre raison au président Tandja, accroché à son projet contesté d’organisation du référendum qui lui permet de briguer un 3e mandat. La dissolution du parlement et du conseil constitutionnel réfractaire participe d’une volonté de préserver le pouvoir désormais illégalement détenu. Le président Tandja s’abroge les « pouvoirs exceptionnels » et entend gouverner par décrets et des ordonnances. Ce qui assurément ferme la voie à une solution négociée. Le fossé s’élargit entre les protagonistes qui campent sur les positions inconciliables. La lueur d’espoir, entretenu par le lancement du processus électoral (des législatives anticipées et des présidentielles d’ici la fin de l’année), s’évapore et cède le pas à une dangereuse dérive porteuse de menace contre la paix et la stabilité régionale. Cette situation, pour le moins périlleuse, coïncide avec le sommet africain de Syrte marqué du sceau des crises régionales affectant la Mauritanie, la Somalie, Madagascar et la Guinée Bissau. Où s’arrêtera la déferlante régressive préjudiciable à la bonne gouvernance africaine et favorable à l’ingérence des puissances étrangères ? La communauté internationale, à travers les réactions de la France, de l’Union européenne et de l’Organisation internationale de la Francophonie, n’a pas tardé à exprimer sa « profonde préoccupation » sur le risque réel d’embrasement sahélien.
Larbi Chaabouni

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PROCHE-ORIENT

Hamas et Fatah se donnent RDV le 25 juillet

Fatah et Hamas se donnent rendez-vous le 25 juillet au Caire pour un septième round de discussions avec une possibilité de signer un accord de réconciliation le 28 du même mois.
L’Egypte qui avait fixé la date du 7 juillet pour la signature d’un accord de réconciliation, ne cache pas sa déception. Même si elle offre aux deux mouvements la possibilité de tenir un septième et dernier round pour «régler les questions en suspens». Mahmoud Abbas dit son regret.
«Le président Mahmoud Abbas regrette l’absence d’un accord entre son parti le Fatah et le mouvement Hamas, au terme de leur sixième round de dialogue, pour mettre fin à la division et rétablir l’unité des Palestiniens», indique un communiqué de son bureau. Il appelle toutes les «factions palestiniennes à mettre en avant l’intérêt national palestinien et à bannir les considérations partisanes» qui nuisent selon lui aux intérêts des Palestiniens. Fatah et Hamas qui sont à couteaux tirés depuis juin 2007 après une coexistence houleuse au pouvoir, ont achevé mardi leur sixième session de négociations entamées dimanche.
R. I.

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