TAMANRASSET L’ATTRAIT IRRÉSISTIBLE DU GRAND SUD
Un lieu culturel
et touristique incontournable
Dès qu’on a connu une fois le Grand Sud algérien, on ressent un pressant désir d’y retourner. Ces grands espaces où la vie est rude, surtout en hiver avec le froid des nuits glaciales et la chaleur torride des journées d’été, possèdent la magie d’attirer et de retenir.
Ce vide qui semble exister par les étendues infinies de sable ou de rocailles, n’est en réalité qu’une façade car la vie est partout présente aussi bien dans les plantes, chez les animaux et les hommes. Le genre humain, lui se distingue par ses genres de vie qui ont marqué le passé, qui font une grande place au présent avec de brillantes perspectives pour l’avenir.
La ville de Tamanrasset semble réunir en elle-même ces idées qui caractérisent le Grand Sud. Cette métropole de l’Ahaggar possède un atout supplémentaire. Située en altitude sur un plateau dépassant les 1500 mètres, ses températures n’affichent pas les extrêmes des autres régions du Sud. La clarté de sa lumière et la légèreté de son atmosphère constituent d’autres atouts, propres au désert mais qui prennent ici une autre dimension.
Les nationaux comme les étrangers sont séduits par cette ville qui connaît un essor sans précédent. De bourgade, réunissant quelques maisons traditionnelles, Tamanrasset est passée en quelques décennies en un très important centre urbain avec une université, un grand carrefour commercial et un lieu de rencontre de toutes les nationalités du continent africain. Le problème du manque d’eau est en train de se résoudre avec la réalisation du grand projet d’adduction d’eau potable de In Salah, projet récemment inauguré par le président de la République. Les voies de communications pour désenclaver Tamanrasset prennent forme avec la construction d’un réseau routier moderne qui la relie sur des centaines de kilomètres de distance, aux autres villes du Grand Sud et aussi du Nord. Ces commodités n’ont pas laissé indifférents des nationaux d’autres régions du pays qui ont décidé de s’installer pour toujours en ces lieux. C’est le cas de Mohamed, écrivain, scénariste et artiste peintre. Il vient de Boumerdès. Il veut fuir la pollution du Nord avec ses impossibles embouteillages. L’Europe ne l’attire plus. Il a vécu plus de quatre ans à Paris. Il se déclare fier d’être algérien et de pouvoir jouir de cette sérénité du Grand Sud que seul son pays peut lui offrir. Il se rappelle avec amertume les regrets et les remords formulés par des concitoyens qu’il a connus dans les villes européennes qui rêvent de revenir dans leur pays. Il pense déjà à son prochain roman qui est l’histoire de "harraga" en sens inverse, Nord-Sud.
Atouts naturels et promotion
Cet attrait irrésistible du Grand Sud est aussi bien vivant chez les touristes étrangers qui visitent Tamanrasset. L’hôtel Tahat, le plus grand centre d’hébergement touristique, entièrement restauré, accueille toute l’année des étrangers. Ils se sentent en sécurité dans ces lieux. De là, ils peuvent rayonner sur les autres sites. "Je ne peux me passer de cette atmosphère du Grand Sud. Elle m’est indispensable pour retrouver mon équilibre. Je suis un habitué de Tamanrasset", confie un touriste espagnol qui est venu avec un groupe dans un vol charter. " Ces mêmes impressions sont partagées par un autre groupe d’Allemands, de Suisses et de Français qui font partie d’un voyage organisé par une agence de tourisme. Ces touristes étrangers sont ravis de s’y retrouver. Ils admirent la beauté des paysages, leur sérénité, leur éternité dans un environnement qui se perd dans la nuit des temps, profitant des moments d’évasion que leur procure ce voyage. Ils ne peuvent se passer de visiter les sites culturels, le tombeau de Tin Hinan, les peintures rupestres. Ils s’intègrent bien volontiers à la culture des habitants du Sud, adoptant leur manière de vivre, savourant leur art culinaire et accordant leur intérêt à leur savoir artisanal. Nombreux parmi ces touristes étrangers n’accordent pas d’attention au confort de leur séjour dans le Sud. Ils se privent volontiers du luxe pour vivre simplement comme les habitants du désert. D’ailleurs, ce genre de vie humble est recherché et même exigé par beaucoup, faisant partie intégrale des conditions du voyage dans le Sud. Aussi, les centres d’hébergement dans les "zribas", des campings sahariens, sont-ils les préférés dans ces séjours. Ainsi, le Grand Sud sera toujours un lieu privilégié qui subjugue par son attirance. Il reste une destination incontournable qui se joue des conjonctures de restrictions imposées momentanément par des conditions de sécurité. Le Grand Sud possède en lui-même les atouts de sa propre promotion, ayant en lui les éléments naturels de toute campagne publicitaire opérée et lancée en son nom. C’est pourquoi ces contrées idylliques possèdent une dimension d’éternité qui ne sera jamais démentie ni remise en question.
Kamel Chériti
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BÉCHAR
La musique «Fondou», âme de la Saoura
Véritable produit du terroir, la musique du luthiste Alla, plus connue par les mélomanes sous le vocable "Fondou", est considérée à juste titre comme étant un peu l’âme artistique de toute la Saoura et un des genres les plus en vogue dans tout le pays et au-delà. Cette sensibilité musicale, qui a fait maintenant le tour du monde, est née et a pris son envol dans les années 70, en s'imposant d'abord lors des longues soirées des fêtes nuptiales dans les quartiers populaires de Debdaba, Gouray, Bechar-Djedid et notamment Laksar, ce quartier de Bechar où l'artiste Alla a passé le plus clair de sa jeunesse, dans la modeste habitation parentale. Tout jeune, Alla prenait part à ces soirées festives en compagnie de nombreux autres musiciens, avant de créer son propre genre musical, en soliste du "Oud" (luth). Et comme le veut la bienséance dans ce domaine à Bechar, dès les premières notes, un silence religieux s'installait pour laisser place aux sonorités dégagés par le luth de celui qui allait être bientôt sacré maître du Fondou. Colportés un peu partout dans les régions du sud, durant une décennie par cassettes audio interposées, ces mélodies firent très vite le bonheur de milliers de fans de ce nouveau genre musical, qui commença ainsi à sortir du cadre étriqué des cérémonies privées pour s'étendre à toutes les couches de la population qui ne tarderont pas à l'adopter et à en faire leur tempo préféré. Le vocable "Fondou" proviendrait d'une prononciation approximative de "fond deux", surnom donné au père de Alla, qui travaillait comme mineur au niveau du fond n°2 des houillères du Sud - Oranie. Cette musique est ainsi le pur produit de Abdelaziz Abdallah, alias Alla, qui s’est inspiré des sonorités africaines et arabes, pour produire un rythme propre à lui.
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EL BAYADH
3116 postes pour
l’emploi
des jeunes
La wilaya d'El Bayadh a bénéficié, dans le cadre du nouveau programme d’intégration des jeunes diplômés et de la prime d’activité d’intégration sociale, d’un quota de 3116 postes d’emploi au titre de l’année en cours, a annoncé la directrice de l’action sociale (DAS) de cette wilaya. A ce sujet , elle a expliqué, lors d’une rencontre de wilaya organisée par l’association des étudiants de la wilaya, les différents mécanismes et conditions requis que doit remplir le postulant pour bénéficier de ces postes, tout en précisant, dans ce contexte, que ces dispositifs sont destinés aux étudiants diplômés. Répondant à des questions de l’assistance, la DAS a mis en relief les nouvelles procédures contenues dans le décret organisant ce domaine, notamment, celles relatives à l’intégration et les différentes conditions à remplir par
le prétendant. La nouvelle formule, a-t-elle poursuivi, est venue en complément des dispositifs d’emploi mis en branle ces dernières années par les pouvoirs publics et assure une intégration concrète des diplômés dans le monde du travail.
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Fermeture de l'aéroport d'Adrar à la mi-juin pour travaux
L'aéroport Touat «Cheikh Sidi Mohamed Belkebir», dans la wilaya d'Adrar, sera fermé à la navigation aérienne à partir du 15 juin prochain en raison de travaux qui visent à consolider le bitume de sa piste et son tarmac.Le chef de service de développement des infrastructures de base au niveau de la Direction des travaux publics de cette collectivité a indiqué que le trafic de navigation aérienne sera transféré, durant cet arrêt technique, vers l'aéroport "Gourara" à Timimoun. Les travaux d'un coût de 1,4 milliard de Dinars seront livrés dans un délai de 9 mois et porteront sur le bitumage du tarmac et de la piste détériorés de l'aéroport, qui s'étend sur près de 3000 mètres de long et 42 mètres de large, a indiqué la même source. L'aéroport Touat, qui bénéficie pour la deuxième fois de travaux de rénovation, a été inauguré en 1983 et a déjà bénéficié de travaux de confortement de sa piste en 1994.
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