DEUXIÈME DIVISION (36E JOURNÉE)
Le leader risque gros à El Eulma
La trente-sixième journée aura lieu aujourd’hui, avec un programme qui pourra provoquer des bousculades dans le peloton de tête.
D’ailleurs l’affiche de la journée est sans doute l’empoignade prometteuse qui verra le déplacement semé d’embûches du RCK à El Eulma. Les protégés de Latrèche devront impérativement arracher un bon résultat. Ceci dit, ils auront face à eux un sérieux rival. Les Eulmis pourront même s’imposer comme le nouveau maître de la deuxième division, en cas de succès.
Par ailleurs, les autres prétendants à l’accession sont bien placés, pour sortir avec des bénéfices. En effet, le MSP Batna donnera la réplique au Paradou AC, où les Boutemdjat and Co devront confirmer leur dernier succès.
Ces derniers feront un pas de géant vers l’accession, en cas de victoire, puisqu’ils auront à jouer deux dernières rencontres à leur portée (contre l’US Biskra el le MOC). L’autre équipe à 61 points, l’USM El Harrach, sera opposée dans son fief au MO Bejaia. Les camarades de Louadj sont dans l’obligation de ne pas laisser filer des points précieux, puisqu’ils auront à disputer dès la prochaine journée un derby décisif chez le RCK.
Ils auront à prendre le dessus sur des Mobistes, qui n’ont pas définitivement assuré leur maintien. Le cinquième du classement, le CAB jouera hors de ses bases, à Chéraga. Bourahli et consorts n’auront pas la tâche facile, devant la JSM Chéraga, une équipe qui n’a plus droit à l’erreur, si elle veut se maintenir.
En ce qui concerne le bas du tableau, une rencontre intéressante mettra aux prises l’UMS Dréan à l’OM Arzew. Le vainqueur renforcera ses espoirs de réussir le maintien. Le même cas sera pour le NARB Réghaia, qui recevra l’USM Sétif, dans le but de s’illustrer pour éviter le purgatoire. Il est à signaler que les trois rencontres restantes se joueront sans pression, vu que les six équipes qui les animeront n’ont plus d’objectifs à atteindre.
Adel K.
Le programme
UMS Dréan - OM Arzew
ASM Oran - CS Constantine
USM Bel Abbès - MO Constantine
USM El Harrach - MO Béjaïa
JSM Chéraga - CA Batna
SA Mohammadia - A Bou Saâda
MC El Eulma - RC Kouba
MSP Batna - Paradou AC
NARB Reghaïa - USM Sétif
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L’OLYMPIQUE DES «DEUX MOULINS»
Un exemple de réussite
L’Olympique des Deux Moulins (O.D.M), créé tout juste en 1993 n’a pas attendu longtemps pour assoire solidement sa politique de développement. En préférant investir dans la formation des jeunes, les responsables du jeune club du littoral ouest d’Alger, se sont frayé une route bien dégagée pour l’avenir, ceci malgré une santé financière guère reluisante.
Faisant partie de la régionale 3 pour les seniors et de la Régionale 1 pour les jeunes, l’Olympic des Deux Moulins continue sans tambour ni trompette à aligner des résultats particulièrement probants au niveau de stade Omar-Hamadi et en bénéficiant du soutien et de la non négligeable assistance de l’APC de Bologhine et de l’USMA, progresse de manière régulière.
Bachir Agar, principal membre fondateur et homme de base du club, ne se privera pas de dire que «l’ODM est une réelle famille où le football est pratiqué sans contrainte, sans pression et où les jeunes trouvent une réelle source de plaisir à progresser et s’épanouir».
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’école de l’ODM, qui regroupe 250 footballeurs en herbe, sélectionnés à partir d’un sévère tri sélectif ouvert aux jeunes des quartiers limitrophes des «Deux Moulins», active telle une ruche à raison de trois séances par semaine et renferme de nombreuses pousses gorgées de promesses. Classés soit débutants soit confirmés, les «écoliers» disposent d’une prise en charge matérielle effective et d’un encadrement approprié, superbement emmené par le jeune conseiller Chawki. Les minimes et les cadets encadrés par Réda Ali Moussa et Khaled Bezioua, se font réellement plaisir tout en travaillant sérieusement et réalisant des résultats forts appréciables (en témoigne leurs nombreux titres) les juniors, dirigés par le dynamique Ahmed Agar, un forcené du travail, bien fait continuent d’étoffer leur déjà beau palmarès.
Cette saison encore, ils viennent à la suite d’un parcours mémorable, d’ajouter un énième titre dans leur escarcelle. Très fiers de ses poulains qui lui vouent énormément de respect et de considération, Ahmed Agar, qui souhaite vivement que le corps arbitral soit plus compétent et surtout plus honnête, dira « notre équipe junior qui renferme d’excellentes individualités, constitue un réel réservoir pour l’équipe fanion mais aussi pour bon nombre de clubs du palier supérieur. Cette saison, quatre de nos juniors, Sid, Saïd, Beddiar et Bouzenoun, sont retenus en équipe première, dirigée par Tahar Gherbi».
En somme, l’ODM est un exemple de réussite à méditer, eu égard à sa prospérité à tous les étages.
Abdenour Belkheïr
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Pour une place au soleil
 L’Entente de Sétif accueillera demain après-midi sur le ground du 8-Mai-45, le MC Saida dans un match comptant pour la mise à jour du calendrier.
Une rencontre que les Sétifiens ne veulent en aucun cas rater pour se rapprocher de cette fameuse 2e place qualificative à la Ligue des champions arabe, occupée par l’ASO.
Les camarades de Maiza n’auront en tout cas d’autre choix que de sortir victorieux de cette empoignade s’ils espèrent encore coiffer au poteau l’équipe chélifienne même si la mission ne s’annonce guère facile face à un onze saïdi lui aussi en quête de points dans l’optique d’une place donnant accès à une compétition internationale la saison prochaine.
Ce dernier qui a définitivement assuré son maintien parmi l’élite après sa victoire lundi face au NAHD, ne se déplacera certainement pas en victime expiatoire.
Mehdi F.
Match retard
de la 28e Journée
Jeudi (14h30)
ESS – MCS
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MÉMORIAL «RAMDANE SEDRATI»
(ANCIEN DIRIGEANT DU MCA)
Pour la bonne cause
Le mémorial “Ramdane Sedrati”, ancien dirigeant du MCA décédé il y a près de deux ans des suites d’une courte maladie, organisé à l’initiative d’un groupe d’amis de ce dernier et tous fidèles supporters mouloudéens aura lieu le 30 de ce mois au stade Bologhine. Bénéficiant d’une couverture organisationnelle minutieusement menée par le très actif comité dirigé par le très disponible Nourredine Benkherfia, le tournoi en question se déroulera à 15h30 et sera meublé par trois intéressantes rencontres : MCA 76/83 - sélection de la presse sportive, école de FB de la Sonatrach, école du MCA, MCA 94/95 - USMA.
Nul doute que la louable initiative des amis du défunt, connu et apprécié pour son immense fidélité au Mouloudia d’Alger mais également pour sa bonhomie et sa grande chaleur humaine, atteindra une réussite certaine et drainera un nombreux public.
A.B.
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RACHID LALA (EX-DÉFENSEUR DE L’OMR ET DE L’USMA
DES ANNÉES 60 ET 70)
Une brillante carrière trop vite arrêtée
Accueilli à bras ouvert par les joueurs, chevronnés pour la plupart, le staff technique, les dirigeants voire les supporters, le défenseur latéral droit, est entré de plain-pied dans une équipe constellée pourtant de vedettes (Meziani, Aïssaoui, Debbah, Saâdi, Belbekri, Oulkhiar, Bernaoui, Zebaïri...). Il étale très vite ses qualités de marquage ferme, soutenu et particulièrement attentif. Avec sa silhouette fine, sa chevelure abondante et donnant une touche offensive avec ses régulières montées balle au pied qui donnaient un réel souci aux défenseurs adverses, Rachid ne pouvait passer inaperçu sur le terrain. Toujours en mouvement et l’œil vif, l’enfant du Ruisseau se livrait à fond de bout en bout des rencontres.
Aussi, avec sa correction de gentleman, Rachid Lala jouissait de l’estime de tout le monde y compris des adversaires. Discret et réelle force tranquille, il mettra prématurèment terme à sa carrière à l’âge de seulement 28 ans.
Il préfère privilégier les études de chirurgie dentaire (il pratique depuis trente ans) au moment même où sa carrière de footballeur était bel et bien lancée.
Abdenour B.
«Avant, il y avait davantage
de valeurs morales et sportives»
Que devient Rachid Lala ?
J’exerce la profession de chirurgien dentiste à Belouizdad un quartier populaire qui me permet d’être à l’écoute du football grâce aux régulières discussions que j’ai avec les nombreux sportifs, particulièrement les supporters du CRB. C’est une manière à moi de me ressourcer.
C’est dire que vous n’êtes pas totalement déconnecté du football ?
C’est ça. En plus des fréquents contacts que j’ai avec les proches du Chabab de Belouizdad, il m’arrive d’aller au stade, notamment au 20-Août lorsqu’il n’y a pas beaucoup de monde, comme je l’ai fait à l’occasion du dernier match OMR-ASO.
Un match qui finalement a très mal tourné pour votre ancienne équipe, qui du coup à un pied en division inférieure ?
C’est le résultat d’une mauvaise prise en charge. Perdre consécutivement trois matchs et 9 points à domicile à un moment crucial de la compétition, n’était pas fait pour arranger les choses. Cela me chagrine car l’OMR est l’équipe où j’ai été formé et c’est également l’équipe de mon quartier.
Rappelez-nous votre itinéraire sportif…
C’est durant la saison 64/65 que j’ai signé ma 1re licence avec les minimes de l’OMR. J’avais comme entraîneur Zoubir Benganif, un éducateur hors pair à qui je souhaite un prompt rétablissement. A l’OMR, je joue jusqu’en junior avant d’opter en 1970 pour l’USMA où j’occupe le poste fixe d’arrière droit après avoir été polyvalent à l’OMR.
Bien intégré malgré mon jeune âge et la présence de joueurs de renom tels le regretté gardien Zebaïri, Debbah, Belbekri, Oulkhiar, Tchalabi, Meziani, Allik, Aïssaoui, Saâdi, Keddou et Abdouche, ces deux derniers étaient encore plus jeunes que moi puisque juniors, je porte les couleurs de l’USMA jusqu’en 1977, année où je suis appelé sous les drapeaux. La saison d’après, je signe une licence à la DNCA où j’évolue sous la férule de Mokrane Oualiken. Une pléiade de joueurs talentueux comme le gardien Saâdoud, Benbouteldja, Oulmane, Amrani, Horr, Belaïd, Hamici. C’est à la fin de cette saison durant laquelle nous avons atteint les 1/2 finales de la Coupe d’Algérie, que je range, à 28 ans à peine, définitivement mes crampons au placard.
Pourquoi cette retraite prématurée ?
J’étais un peu saturé et il me fallait privilégier les études universitaires sur la pratique footballistique et puis je voulais tellement avoir un peu plus de temps libre.
Quand avez-vous joué votre 1er match en senior avec l’USMA ?
J’avais tout juste 20 ans, lorsque j’ai fait ma première apparition avec l’équipe fanion de l’USMA. C’était à l’occasion du match joué en 1970 à Bologhine contre la JSMT que nous avons battue. J’ai eu du mal à tenir la comparaison entre le rythme de la Division 2 et celui de la Division I. Les encouragements de mes coéquipiers et du staff m’ont réconforté et m’ont permis de très vite m’adapter.
Que pouvez-vous exhiber comme palmarès ?
Avec l’USMA, j’ai atteint trois finales consécutives celles de 71, 72 et 73, malheureusement toutes trois perdues contre le MCA (0-2), Hamra Annaba (0-2) et de nouveau le MCA (2-4). J’ai été international espoir, universitaire et militaire.
Votre meilleur souvenir ?
C’est le fait d’avoir joué à l’USMA à une période où l’esprit de famille était le maître mot et où les dirigeants étaient de réels éducateurs et véritables serviteurs du club.
Votre plus mauvais souvenir ?
Les trois défaites en finale de Coupe d’Algérie, m’ont terriblement affecté, d’autant qu’on voulait réellement faire plaisir à nos supporters restés frustrés à chaque fois.
Votre entraîneur modèle ?
Zoubir Benganif chez les jeunes, le regretté Zitouni, Mokdadi et Mokrane Oualiken en senior m’ont laissé la meilleure impression. J’ai eu énormément de respect et d’admiration pour leurs grandes compétences et leurs excellentes qualités morales.
Le dirigeant ?
Ils sont plusieurs à m’avoir marqué. Je pense tout naturellement au regretté Rachid Boukhadra, à Dahmane Medjaït et Rachid Khelouati. Tous étaient dévoués et n’avaient qu’une idée en tête : servir l’USMA pour laquelle ils ont tout sacrifié.
L’arbitre ?
Tous les arbitres de l’époque étaient à la hauteur de leur mission. Je citerai particulièrement les Benganif, Khelifi, Aouissi, Hansal, Garoui.
Avec quel coéquipier aviez-eu le plus d’affinités tant sur le terrain qu’en dehors ?
Je m’entendais à merveille avec tout le monde. Il est vrai qu’à notre époque, l’esprit de famille a toujours prévalu.
Vos principales qualités sur le terrain et dans votre vie de tous les jours ?
J’étais un réel battant et je me défonçais sans retenue. En dehors du terrain, je demeure comme je l’ai toujours été, c’est-à-dire quelqu’un de gentil et très sociable.
Vos défauts ?
Comme joueur, je reconnais avoir été un mauvais perdant qui n’a tout de même jamais dépassé les limites de la correction. Techniquement, je n’étais pas très doué du pied gauche. En dehors du terrain, je reste un peu naïf sur les bords. C’est ma nature, que voulez-vous !
Quel est l’attaquant qui vous posait le plus de problème ?
Les attaquants de bonne valeur était légion à notre époque. Je citerais entre-autres Amirouche du RCK, Draoui, Betrouni du MCA, Achour du CRB, Sahli du NAHD, et Salhi de l’ESS.
Votre joueur modèle ?
En Algérie, j’étais en admiration devant mon coéquipier Abderrahmane Meziani, un homme plein d’humilité et un réel artiste du ballon. Comme défenseur, mon préféré c’était Rachid Debbah mon autre coéquipier. A l’étranger, j’aimais voir à l’œuvre les Anglais Cooper et Bobby Moore et l’Allemand Franz Beckenbauer, tous grands joueurs à la personnalité marquante.
Que vous a apporté le football ?
Matériellement, je dirais que je n’ai tiré aucun profit, aussi minime soit-il. En choisissant le métier de footballeur, j’ai surtout connu des hommes et beaucoup voyagé. Le football a été finalement pour moi une réelle école de la vie qui m’a permis de m’épanouir et de m’aguerrir.
Et si c’était à refaire ?
Avec plaisir, mais pas dans le milieu actuel et avec pareil environnement et pareilles mentalités.
Que pensez-vous de l’apport des techniciens étrangers ?
Sincèrement je ne crois pas que ce soit la solution idoine, d’autant que les entraîneurs étrangers qui ont travaillé jusque-là n’ont absolument rien prouvé, tant dans nos clubs qu’au niveau de l’équipe nationale. La formation reste, à mes yeux, la solution qui s’impose. Le niveau de notre football est très faible. Il a besoin d’un réel travail à la base et au long cours.
Quelle comparaison faites-vous entre le football de votre époque et celui de ces dernières années ?
Avant, les joueurs étaient nettement plus doués sur le plan technique et les entraîneurs parmi lesquels des autodidactes plus compétents et plus dévoués, malgré le manque flagrant de moyens pédagogiques et infrastructurels. Il faut dire aussi qu’à notre époque, il y avait plus de valeurs morales et sportives. C’est toute la différence.
Votre analyse sur la montée de la violence dans nos stades ?
C’est la conséquence directe de la malvie, du chômage et bien d’autres fléaux. Avec un piètre spectacle sur le terrain des supporters pour la grande majorité incultes et des dirigeants souvent mal intentionnés, qui placent l’intérêt personnel avant celui du football et de la jeunesse, il y a peu de chance que notre football se refasse une santé. Vraiment dommage !
La corruption ?
C’est nouveau pour moi. Durant ma carrière, je n’ai jamais été confronté à ce grave fléau, ni entendu parlé d’une quelconque affaire de ce type. Il faut reconnaître que c’est le laxisme des responsables qui favorise l’agiotage malsain en question.
Pourquoi n’avoir pas choisi la carrière d’entraîneur ?
A cause de la violence et du fait que je ne me retrouve pas dans ce milieu.
Said Allik, qui a été des années durant votre coéquipier à l’USMA, a démissionné de son poste de président. Votre avis ?
Je suis contre son départ et je souhaite vivement qu’il revienne à de meilleurs sentiments. C’est grâce à lui que l’USMA a pratiquement gagné tous ses titres. Il faut le convaincre de revenir et lui prêter toute l’assistance voulue.
La qualité que vous appréciez le plus chez l’homme ?
La sincérité par dessus tout.
Le défaut que nous détestez le plus ?
L’hypocrisie...
Qu’est-ce qui peut vous rendre heureux ?
Voir les gens que j’aime réussir dans leur vie.
…Et malheureux ?
Le contraire de ce que je viens de vous dire.
Etre vous branché politique ?
Je suis apolitique à 100%
Avez-vous quand même un homme politique préféré ?
Je voue un grand respect au président Abdelaziz Bouteflika. Il a su redonner de la crédibilité à notre pays vis-à-vis de l’étranger. La santé économique et surtout la sécurité, c’est également grâce à lui.
Avez-vous un quelconque passe- temps favori ?
Je m’entretiens en faisant régulièrement du footing, la lecture de tout ce qui est d’actualité et les émissions de sport à la TV meublent harmonieusement mon temps libre.
Votre plat de cuisine préféré ?
Les lentilles, j’en raffole, croyez-moi.
Le mot de la fin ?
Je souhaite vivement que l’USMA redevienne le club référence de notre football. Je souhaite aussi que l’OMR redevienne cette grande école qu’elle a été par le passé.
Entretien réalisé par
Abdenour Belkheir
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